Rêves prémonitoires et double vue : ce que le rêve peut annoncer
Hanns Kurth distingue plusieurs catégories de rêves prémonitoires : ceux qui annoncent une maladie, ceux de double vue, les rêves obsédants. Une analyse approfondie de ces phénomènes oniriques.
Rêves prémonitoires
Le début d'une maladie peut être indiqué par des symboles; mais des complications psychiques, datant éventuellement de la première enfance, peuvent s'exprimer ainsi : rêves d'enfants, d'adolescents et d'adultes.
Rêves de double vue
La personne qui rêve apprend ce qui se trouve ou ce qui se passe effectivement au même moment dans un autre lieu, ou ce qui se passera ultérieurement : rêves rares chez les enfants, se rencontrent chez les adolescents et les adultes, en général en relation avec des proches.
Rêves obsédants
La personne n'est plus en mesure de distinguer le rêve de la réalité. Peu après son réveil, elle se laisse entraîner à des actions apparemment absurdes - bien qu'elle connaisse la différence entre le rêve et la réalité! Rêves d'adolescents surtout, entre treize et seize ans.
Considérons maintenant ce qui, dans le rêve, est mesurable par des moyens scientifiques. La modification de la conscience commence avec la fatigue et la perte de la conscience d'être éveillé; elle prend fin quand le stade du sommeil profond est atteint. Mais les différentes phases de cette modification n'ont pas de limites distinctes. Nous commençons à nous séparer de la réalité extérieure quand la fatigue nous ferme les yeux; à ce moment, nous ne percevons plus qu'indistinctement ce qui se passe autour de nous. Des images tirées de notre expérience vécue, du passé, s'imposent à nous. Toutefois, ces images sont assez souvent différentes des visions du rêve, qui nous paraissent illogiques, discontinues, sans relation avec les choses que nous pouvons ou tentons de pouvoir connaître, juger ou mesurer. Ce que l'on vit en rêve est d'un fantastique qui s'affranchit en général des lois naturelles auxquelles nous sommes soumis quand nous sommes éveillés. Nous éprouvons alors des sentiments qui nous sont étrangers par ailleurs. C'est cet état, qui fait partie du sommeil, que nous appelons le rêve.
Le rêve sous l'aspect d'une nostalgie sexuelle La vision de rêve ci-dessus est l'œuvre de Paul Devaux, impressionniste belge qui, à l'âge de 36 ans, sous le titre de «L'Écho», a peint selon une technique d'un académisme curieusement méticuleux ce qu'il vivait et voyait en rêve.
L'analyse scientifique du rêve s'efforce aujourd'hui d'établir un lien logique entre la personne qui rêve et ce qu'elle vit en rêve. Elle s'efforce, en d'autres termes, d'exploiter et d'expliquer ce dont le sujet se souvient à son réveil. Règle générale, la personne qui revient de ses rêves à la réalité quotidienne a beaucoup de peine à se souvenir des détails de ce qu'elle a vécu en rêve. Elle ne peut raconter que peu de choses, car notre mémoire possède surtout la faculté de reproduire la structure logique du vécu. Or, les rêves échappent à un tel déterminisme, sans compter que beaucoup de rêves paraissent si inconcevables qu'à l'état éveillé, la conscience n'est plus en mesure de les retenir. C'est là précisément ce qui fait la difficulté de l'analyse du rêve, qui ne peut se passer de la mémoire du sujet réveillé, alors que celui-ci ne peut rendre qu'imparfaitement ce qu'il a vu en rêve.
La science a mis au point maintenant des instruments physiques de mesure et des analyses chimiques d'une extrême précision. Leur utilisation permet de prouver quand un sujet rêve et avec quelle intensité. Selon certaines indications ainsi recueillies, il semble possible que, durant le sommeil, les rêves soient à même de mobiliser les substances dont le cerveau et les muscles ont besoin et qui sont accumulées dans le corps. Des essais effectués sur divers sujets ont paru indiquer que, pendant le rêve, le taux d'hormones telles que l'adrénaline et l'ACTH augmente pendant le rêve. Or, on sait que ces hormones peuvent activer les réserves de l'organisme en graisse et en sucre. Le fait que les rêves peuvent entraîner la sécrétion de certaines hormones est éventuellement susceptible d'expliquer certains incidents de nature cardiaque qui se produisent pendant la nuit, des incidents, par conséquent, qui modifient le rythme des pulsations du coeur. La sécrétion d'adrénaline et de noradrénaline, dans cette hypothèse, entraînerait une accélération de l'activité cardiaque et causerait ainsi les douleurs caractéristiques d'une angine nocturne de poitrine. D'un autre côté, il se peut que le rêve, dans le cas de certaines maladies, joue un rôle protecteur par suite de la sécrétion d'hormones corticosurrénales telles que la cortisone. Il joue ce rôle dans le cas de l'asthme bronchique.
Les fines manifestations électriques de l'activité du cerveau peuvent être mesurées au moyen de l'électro-encéphalogramme. Cet appareil comporte des électrodes que l'on fixe sur le cuir chevelu du patient. Ces électrodes sont reliées à un système enregistreur par l'intermédiaire d'un amplificateur. Les oscillations enregistrées mettent en évidence les variations des potentiels de l'encéphale, c'est-à-dire des flux électriques émis par le cerveau. Chaque phase du sommeil a ses caractéristiques. L'enregistrement de l'oscillateur montre l'activité des yeux et du cerveau pendant le sommeil (en haut) et pendant le rêve (en bas). Quand le sommeil est profond, les mouvements des yeux ne sont que superficiels, tandis que le cerveau fonctionne lentement, mais visiblement. Le rythme des battements du coeur et la température s'abaissent. La respiration est lente et régulière. Quand on rêve, les mouvements des yeux sont relativement rapides, tandis que les ondes du cerveau accusent moins d'amplitude. On remarque une accélération des fonctions du cœur, de la respiration et de la tension artérielle, avec des oscillations marquées.
Chez un sujet éveillé, des ondes bêta, qui apparaissent avec une fréquence de 15 à 20 oscillations par seconde, sont enregistrées. A mesure que le sujet passe de la veille au sommeil, la fréquence de ces ondes diminue. Le cerveau inactif, mais encore éveillé, se manifeste ensuite par des ondes alpha avec une fréquence de 8 à 12 oscillations par seconde; le rythme peut s'abaisser à une fréquence de 4 à 8 oscillations par seconde pour le sommeil léger, et à une fréquence plus faible encore quand le sommeil est profond.
Le sujet endormi qui émet tout d'abord des ondes dont la fréquence, enregistrée par l'électro-encéphalogramme, est de l'ordre de 4 à 6 oscillations par seconde, émet - fait surprenant - à nouveau des ondes bêta quand il commence à rêver. Ce sont les ondes enregistrées normalement à l'état éveillé.
Il a été constaté en outre que, chez qui dort, des phases courtes d'agitation motrice apparaissent. La profondeur du sommeil est soumise à des oscillations cycliques. A ce propos, on a observé qu'au cours d'un sommeil ininterrompu de huit heures, l'électro- encéphalogramme du sujet accuse, pour une durée de 10 à 60 minutes, cinq fois environ des ondes bêta correspondant à celles de l'état éveillé. Si l'on vérifie pendant de telles phases - qui, au point de vue de l'électro-encéphalogramme, sont celles de l'état éveillé - le comportement du sujet, on constate qu'il dort profondément et qu'il est difficile de le réveiller.
La science nomme cette phase du sommeil, durant laquelle des ondes bêta sont enregistrées, en raison du contraste entre le comportement du sujet dormant et l'électro- encéphalogramme qui est celui d'un sujet éveillé, le « sommeil paradoxal »; durant celui-ci, des mouvements brusques des muscles et des mouvements rapides des yeux peuvent se produire. Les salves de mouvements rapides des yeux sont visiblement en rapport étroit avec des rêves. L'utilisation simultanée de l'électroencéphalographe, de l'électro-myographe et de l'électro-oculographe, permet d'enregistrer objectivement toutes les manifestations motrices accompagnant le sommeil paradoxal.
Le phénomène ainsi décrit s'explique de la façon suivante : le ralentissement de la fréquence des ondes alpha de l'électro-encéphalogramme est dû au fait que les cellules du cortex sont toutes stimulées selon le même rythme. Chaque cellule est stimulée 10 fois par seconde environ. Si la fréquence s'abaisse au-dessous de huit oscillations par seconde, il n'y a plus de rapport avec le monde extérieur. Or, la conscience, à l'état éveillé, est caractérisée par une activité autonome des diverses cellules, sans coïncidence dans le temps. Les cellules sont reliées entre elles par des voies nerveuses qui mettent en contact réciproque toutes les régions du cortex. Il n'y a d'activité intellectuelle qu'à la condition que les cellules aient des activités différentes - tout comme, dans un processus de fabrication, il faut diverses opérations pour aboutir au produit fini.
Si l'on réveille le sujet endormi dont les ondes encéphaliques indiquent un état de sommeil paradoxal, ce sujet dit effectivement avoir rêvé. Dans la plupart des cas, il peut aussi raconter son rêve. Une personne chez laquelle on avait constaté durant le sommeil paradoxal des mouvements réguliers, rythmés, des yeux, et cela sur un plan horizontal, a dit avoir assisté en rêve à un match de tennis. Par contre, une autre personne, chez laquelle on avait constaté des mouvements des yeux sur le plan vertical, a dit avoir monté un escalier. Comme à l'état de veille, les rêves examinés ont presque tous eu une structure logique.
Entre le contenu du rêve et les mouvements rapides des yeux, il existe par conséquent une relation d'ordre qualitatif. L'amplitude des mouvements des yeux dépend de l'intensité du rêve. Si des mouvements rapides des yeux, avec une grande amplitude, sont enregistrés par l'électro-oculographe, on peut avoir la certitude que la personne qui rêve joue un rôle actif dans son rêve. Si, par contre, l'amplitude reste faible, elle ne joue dans son rêve qu'un rôle passif, celui d'un observateur. La science distingue pour cette raison, dans les mouvements rapides des yeux, les mouvements «actifs» et les mouvements «passifs».
On ne saurait manquer de souligner que la respiration, la fréquence des pulsations du cœur et la pression artérielle réagissent elles aussi au rêve. Les réactions de cette nature peuvent être mesurées d'une manière relativement simple avec les appareils techniques dont dispose la médecine moderne.
Si nous voulons maintenant essayer d'interpréter nos propres rêves ou ceux d'autres personnes à l'aide de ce Lexique des symboles du rêve, il nous faut encore tenir compte des diverses conditions et circonstances. Il peut s'agir de rêves fébriles ou de rêves causés par un estomac trop chargé. Si les rêves sont suscités par des facteurs externes (bruits, la couverture qui glisse, réaction à la lumière ou à une odeur), il s'agit simplement de rêves protecteurs du sommeil, il est inutile de chercher à déceler un sens profond en pareil cas.
Par contre, nous devrions porter plus d'attention aux rêves prémonitoires qui procurent souvent des visions très nettes, si l'on sait interpréter correctement les symboles. Dans le cas du rêve profond, nous devrions tout d'abord essayer de déterminer le rapport susceptible d'exister entre le rêve et des événements tout récents de la journée. Quand on a réussi à établir un tel rapport, les symboles du rêve, pour la plupart, s'éclaircissent et peuvent être interprétés. Mais, si le rêve profond ne peut être mis en rapport avec des événements soit connus, soit présents à la mémoire de la personne, il nous faut essayer d'examiner de plus près tous les détails du rêve et les noter, et, éventuellement, poser des questions aux proches du sujet sur ses habitudes, les modifications de son caractère à l'issue de certains événements ou des faits remontant à son enfance. C'est seulement après avoir recueilli un nombre aussi élevé que possible de détails que nous pourrons essayer d'interpréter le rêve en question au moyen du Lexique. Dans de nombreux cas, des cas plus graves, il sera préférable de consulter un spécialiste expérimenté de la psychothérapie.
Mais, dans tous les cas, on devrait commencer par une analyse aussi neutre et objective que possible. Car il ne servirait pas à grand-chose d'imaginer des interprétations à notre convenance ou d'une manière arbitraire. C'est la raison pour laquelle il est extrêmement difficile d'interpréter ses propres rêves. Qui saurait, à son propre égard, jouer le rôle d'un arbitre neutre? Quel accusé serait prêt à prononcer lui-même sa condamnation?
Le Lexique des symboles du rêve a été composé à partir de diverses clefs des songes antiques, de sources égyptiennes, arabes et moyenâgeuses, d'interprétations qui se trouvent dans les «sciences occultes» françaises, de la psychanalyse moderne et de la propre expérience pratiques de l'auteur. Il convient néanmoins de souligner que le présent Lexique ne permet pas d'expliquer et d'interpréter n'importe quel rêve, qu'il ne faut pas non plus utiliser aveuglément ces symboles, tels qu'ils sont présentés et interprétés ci-après. S'il est vrai que les symboles du rêve de nombreux peuples et de tous les temps présentent un grand nombre de caractères communs, on ne saurait méconnaître non plus que l'individu est en mesure de créer un langage du rêve qui lui est propre et tout à fait personnel. Cette capacité est fonction, dans une large mesure, de son quotient intellectuel. Selon son psychisme, la personne qui rêve peut recourir à des symboles chiffrés d'une manière particulièrement raffinée et présentant au déchiffrement des difficultés en conséquence. Il faut donc, avant d'entreprendre le déchiffrement, se faire également une idée des caractéristiques mentales du sujet. Dans de tels cas, il est opportun de se constituer un recueil de symboles, qui servira d'aide-mémoire, permettra de comparer les notes prises et de retenir un nombre aussi élevé que possible de rêves.
La meilleure façon de procéder consiste à noter, dès le réveil, ses rêves en termes succincts ou en détail, avec toutes leurs particularités. C'est une chose qu'il faudrait faire sans tarder, la nuit ou le matin, dès que l'on sort d'un rêve. En effet, l'expérience a montré que les visions des rêves se dissipent très vite et disparaissent de la conscience ou perdent de leur cohérence. Les noms et les chiffres surtout s'oublient vite. Quelques minutes après le réveil, on n'est déjà plus en mesure de reconstituer exactement une série de nombres. A propos de chaque rêve ainsi enregistré, on devrait aussi mentionner les indices qui font présumer son appartenance à une catégorie déterminée de rêves, s'il s'agit d'un rêve causé par un facteur externe ou d'un rêve prémonitoire, si le rêve est, bien que profond, superficiel ou s'il convient de le classer parmi les grands rêves issus des profondeurs du subconscient. Quelques jours plus tard, il y aurait lieu de revoir ces notes et de vérifier si l'interprétation spontanée a été juste ou si une autre interprétation serait plus vraisemblable.
Il y a un autre intérêt évident à noter ses rêves : dans les cas où les rêves se répètent ou se déroulent sous la forme d'une série, on peut procéder à des comparaisons - et si on n'avance pas davantage par ses propres moyens, ces notes peuvent constituer une aide précieuse pour le spécialiste qui sera à même de découvrir des rapports que nous n'aurons pas discernés. A notre propre égard, nous ne sommes pas toujours suffisamment critiques pour admettre des choses et des interprétations qui nous sont désagréables. Par contre, nous avons l'assurance qu'un arbitre impartial ne prendra pas en considération de telles réserves et s'efforcera de découvrir toute la vérité.
Dans bien des cas, il est opportun également de faire des dessins de ses rêves, car les rêves se présentent aussi sous la forme de visions qu'il est souvent difficile de reproduire par des mots. Il est indispensable de dater toutes les notes afin que l'on puisse constater ultérieurement à quels intervalles les mêmes rêves ou des rêves similaires se répètent.
On conseillera également de commencer un livre des nuits, dans lequel on notera les pensées qui nous viennent en rapport avec nos rêves. Il est souvent surprenant de constater que des idées nous assaillent pendant la nuit, dont nous ne savons plus rien le lendemain matin. Quand on s'emploie à interpréter les rêves, on ne saurait manquer de se mettre au travail avec le sérieux nécessaire et avec le détachement qui permet la critique. Le Lexique alphabétique des symboles du rêve fournit des directives et une aide pour le début. Mais je ne saurais manquer de rappeler encore une fois qu'il n'y a pas de symbole assez établi qui ne puisse être remplacé par d'autres.
Pour terminer, une catégorie particulière de rêves reste à souligner : celle des rêves consolateurs qui peuvent se produire chez des personnes gravement malades. De tels rêves peuvent comporter des couleurs magnifiques et des images d'une très grande beauté. Si nous savons avec quoi ils sont en rapport, nous ne nous donnerons pas trop de peine pour les examiner et les interpréter. En effet, la plupart du temps, ils n'ont pour fin que de faire miroiter une vision chimérique, mais bienfaisante et réconfortant l'âme.
Pour noter mieux et avec plus d'ordre ses propres rêves et ceux d'autres personnes, on utilisera un questionnaire pouvant être polycopié et permettant d'enregistrer toutes les notes et remarques importantes. Vous trouverez ci-après un tel questionnaire, beaucoup moins ample toutefois que pour l'interprétation scientifique du rêve. On ne devrait commencer à consulter le lexique qu'après avoir répondu à toutes les questions. Tableau d'un rêve dans la technique de Mithila Dans la région de Mithila (nord-est de l'Inde), les femmes, depuis plus de 3 000 ans, ont un extraordinaire talent artistique. Elles se réservent exclusivement la peinture. Leurs maris, fils et frères ne touchent jamais à un pinceau. On assure à Mithila que les femmes reproduisent dans leurs tableaux leurs rêves, qui s'inspirent surtout des symboles de la fécondité ou de signes porte-bonheur, comme celui du poisson.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un rêve prémonitoire selon Hanns Kurth ?
Un rêve prémonitoire, selon Kurth, est un rêve qui annonce un événement futur ou révèle quelque chose se passant simultanément ailleurs. Il se distingue des rêves ordinaires par sa netteté et son caractère répétitif.
Qu'est-ce qu'un rêve de double vue ?
Le rêve de double vue est une forme rare où le rêveur perçoit ce qui se passe effectivement à distance ou ce qui surviendra plus tard. Kurth note qu'ils concernent souvent des proches et surviennent chez les adolescents et les adultes.
Qu'est-ce qu'un rêve obsédant selon Kurth ?
Un rêve obsédant est un rêve si intense que la personne, à son réveil, ne peut plus distinguer le rêve de la réalité et peut accomplir des actes irréfléchis. Ce phénomène touche surtout les adolescents de 13 à 16 ans.
Comment noter ses rêves efficacement pour mieux les interpréter ?
Kurth recommande de noter ses rêves immédiatement au réveil, avec la date, les détails, les personnages et les émotions ressenties. Quelques jours plus tard, il conseille de relire ces notes pour vérifier si l'interprétation initiale reste juste.
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